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La couleur, langage de l'émotion...

 

La couleur, langage de l'émotion... D'abord une matière
La couleur, langage de l'émotion... Synthèse des couleurs
La couleur, langage de l'émotion... Comment produire une demi-teinte
La couleur, langage de l'émotion... Le langage de la couleur
La couleur, langage de l'émotion... Les climats : création d'une surréalité...

Définition :
impression que fait sur l'oeil la lumière émise par les sources lumineuses ou diffusée par les corps.

Peintre


D'abord une matière D'abord une matière :

couleurs primaires


marron couleurs venues de la terre (ocre, rouge, etc...)
vert couleurs venues de végétaux (vert,...)
bleu couleurs venues de pierres pilées (bleus)

 


La couleur vient de la lumière, est de la lumière. Elle varie en fonction du nombre de microns.
Le peintre manipule, modèle la lumière pour varier les couleurs.

 
 


2 couleurs primaires aditionnées donnent un mélange pur :

 

rouge ROUGE

+ jaune JAUNE

= orange ORANGE

rouge ROUGE

+ bleu BLEU

= violet VIOLET

jaune JAUNE

+ bleu BLEU

= vert VERT

 
 


3 couleurs primaires de même dose s'annulent et donnent du noir :


rouge ROUGE

+
jaune JAUNE

+
bleu BLEU

=
noir NOIR

 
 


Trois couleurs de proportions différentes donnent des gris colorés :


rouge ROUGE

+
bleu BLEU

+
jaune JAUNE

=

blanc BLANC

gris GRIS

noir NOIR

 
 

 

Synthèse des couleurs Synthèse des couleurs :

 
 


Synthèse soustractive des couleurs par superposition d'encres colorées sur fond blanc :

Synthèse soustractive des couleurs  
 



Synthèse additive des couleurs par projection de lumières colorées sur écran blanc :


Synthèse additive des couleurs
 
 


Le blanc représente toutes les couleurs visibles, c'est une couleur neutre.

La palette est la représentation en cercle de toute la gamme des couleurs visibles (les ultra-violets et les infrarouges ne sont pas visibles par l'oeil).

 
 


Schéma théorique de la palette :


Schéma théorique de la palette
 
 


Un diagramme circulaire permet de distinguer les couleurs primaires (rouge, jaune, bleu) et secondaires (orange, vert, violet), les secondes s'intercalant entre les premières. Couleurs chaudes et froides se répartissent à égalité sur le cercle : rouge, orange et jaune d'un côté, vert, bleu et violet de l'autre.

Diagramme circulaire des couleurs  
 


Cette roue mets en évidence les rapports réciproques entre les couleurs de base.

 
 


Les couleurs primaires sont dites pures car aucune combinaison d'autres couleurs ne permet de les obtenir :

rouge , jaune et bleu  
 


Les couleurs secondaires peuvent elles être obtenues en mélangeant deux couleurs primaires :

rouge + jaune = orange
jaune + bleu = vert
rouge + bleu = violet
 
 


En additionnant en quantités égales toute couleur primaire avec une couleur secondaire immédiatement adjacente, on crée une teinte du groupe des couleurs tertiaires :

bleu + vert = turquoise  
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La classification est cependant relative, cette notion de température correspond à une impression et non à une réalité physique. Il existe des rouges "froids" et des bleus "chauds" par exemple.

Cette caractéristique permet aussi de créer une illusion d'espace, de profondeur, en utilisant des couleurs froides pour les lointains et des couleurs chaudes pour les premiers plans.

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Comment produire une demi-teinte Comment produire une demi-teinte :

 
 

Chaque teinte peut être
neutralisée par celle d'en face :

 

jaune JAUNE

+ violet VIOLET

= 0

teintes

rouge ROUGE

+ vert VERT

= 0

bleu BLEU

+ orange ORANGE

= 0

 
 

 

Le langage de la couleur Le langage de la couleur :

 
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Toutes les couleurs existant dans la nature se définissent par trois caractéristiques :
Le langage de la couleur La teinte correspond au nom commun de la couleur (bleu, jaune, rouge, etc.)
Le langage de la couleur La tonalité désigne sa nature plus ou moins sombre
Le langage de la couleur L'intensité se réfère à l'éclat d'une couleur ("terne" n'exprime pas forcément un jugement péjoratif ou dépréciatif, cette qualification correspond au contraire de "brillant").

Dans un tableau, la couleur est un des éléments essentiels. Elle joue un rôle primordial dans la composition de l'oeuvre et produit, au-delà des résonances émotionnelles, de puissants effets physiques. Nous avons tous une approche, un sens de la couleur qui nous est personnel. Ces goûts subjectifs expliquent les différentes réactions que peut suciter un tableau.

Les couleurs restituent une ambiance, créent une atmosphère. Les valeurs, ou degrés d'intensité colorée, peuvent entretenir un lien avec la composition, selon leur répartition. Elles peuvent être alternées ou inversées, et dans ce cas jouer un rôle avec la luminosité. L'apparition d'une zone de très grand contraste permet la création d'un centre d'intérêt plus prégnant, tandis que les échos plastiques sont obtenus par des rythmes crées par les valeurs répétées. Le choix des couleurs varie en fonction des goûts et des intentions du peintre.

Le chromatisme concerne l'utilisation de la couleur dans son rapport avec l'expression de l'auteur. La couleur dominante peut être mise en évidence avec ses multiples nuances (claires, foncées, chaudes, froides...), sa répartition (création d'un centre d'intérêt) et le contraste formé par sa complémentaire. La saturation, la progression et le choix chromatiques ne sont jamais innocents et les connotations sont lourdes de références. Par exemple, la mise en présence des complémentaires rouge/vert traduit un désir d'agression violente dans l'esprit du peintre. Les couleurs "chantent", elles sont un véritable langage.

La couleur est un code, un vocabulaire, propre à chaque mouvement artistique. Les innovations de Matisse dans le domaine de la couleur ont influencé les créateurs sur la suprématie de la couleur par rapport à la forme. Les Fauvistes utilisaient la couleur dans des tons purs, faisant scandale à cause de la "sauvage" violence expressive de la couleur, qui n'exprime plus des sensations mais des sentiments. Gauguin a inauguré le "tachisme", qui consiste à aller à l'essentiel en éliminant tout détail qui affaiblirait la puissance expressive de l'oeuvre : cette démarche qui réduit le réel à un minimum de surface colorée est appelée le "synthétisme". Pour réagir contre l'agressivité des Fauves, les Cubistes ont exploité les camaïeux à dominantes d'ocres et de terres.

La couleur propose ses limites et ses propres structures par sa prolongation spatiale. Les champs colorés ont pris une influence décisive avec Newman lorsqu'il a réalisé d'immenses tableaux dans lesquels la couleur se répartit dans de vastes surfaces monochromes qui impliquent directement le spectateur par leur frontalité. Aucune ambiguïté ne subsiste sur la spatialité : c'est la couleur qui "est" le tableau. Pour Sam Francis encore, les couleurs ne sont plus "posées" sur la toile mais imprègnent celle-ci et se diffusent pour créer leur propre organisation.

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Les climats Les climats : création d'une surréalité...

Grâce à un mélange de couleurs, à un jeu d'impressions, de formes sinueuses et mobiles, le peintre crée une atmosphère, une ambiance de façon à exprimer des émotions, des sentiments et des idées. Pour reprendre la parole de Gauguin, "il faut libérer la couleur de ses contraintes". Le peintre ne peint pas ce qu'il voit mais ce qu'il ressent, en concevant son propre chromatisme. Il donne ainsi un caractère énigmatique, mystérieux, intemporel à son oeuvre, fondée sur une démarche subjective libre et autonome.

L'oeuvre naît sous le pinceau. L'automatisme du geste, les procédés de hasard qui exhaltent les effets de matière, contribuent à l'élaboration de productions à la limite de l'abstraction, combinant applats, coulures et éclaboussures. Le graphisme occupe gestuellement la surface en réalisant des tracés quelconques selon un rythme intérieur. La composition est élaborée à partir d'improvisations et organise sur la toile un langage sans référence au réel.

La production artistique ne vient pas en priorité de la rationalité, de l'intelligence conceptuelle. La démarche n'est pas intellectuelle. La création artistique ne part pas d'un objectif, d'une finalité extérieure, mais d'une motivation intérieure. Le peintre met en oeuvre sa personnalité profonde. Il y a une relation entre son intériorité et les couleurs qu'il exprime sur la toile : l'Art est une passion. L'artiste crée par spontanéité et par intuition, faisant intervenir sa sensibilité, son imagination. L'Art, aussi, est un conflit : le créateur lutte en quelque sorte avec les matériaux qui résistent.

Dans la création artistique, il y a toujours plus que ce que l'artiste veut y mettre, et c'est ce qui fait la richesse de l'oeuvre.
Le propre de l'artiste est de ne pas pouvoir expliquer vraiment ce qu'il a fait.

L'Art n'a pas pour fonction de décrire mais de suggérer. Décrire n'est pas créer, créer n'est pas décrire. Au XXème siècle, l'idée de beau n'est plus associée à celle de ressemblance comme dans l'expérience figurative occidentale qui réduisait la dimension symbolique de l'oeuvre d'art. L'illustration trop parfaite pourrait tuer l'art. La peinture peut exprimer une idée, une métaphysique, sans représenter les images de la réalité, au-delà du visible. Dans son livre "du spirituel dans l'Art", Kandinsky parle du "principe de nécessité intérieure" et fait une définition de la beauté : "est beau ce qui procède d'une nécessité intérieure de l'âme". Il souligne la liberté de l'artiste : en art, il ne doit pas y avoir de contrainte, de nécessité extérieure...


Le minimalisme Le minimalisme

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