Les avants-gardes du début du XXème siècle :
Entre 1905 et 1915, plusieurs révolutions
artistiques mettent fin à cinq siècles de figuration.
Le cubisme morcèle l'espace de la toile,
invente une nouvelle écriture : la peinture est enfin autonome, le sujet
a disparu.
En France :
1907 à 1909 : cubisme cézanien
1909 à 1911 : cubisme analytique (déconstruction de l'espace)
1911 à 1914 : cubisme synthétique (recomposition de l'espace)
Le cubisme se questionne essentiellement sur la morphologie du tableau
(rapport entre les formes).
1905 : naissance du fauvisme en France (père spirituel
= Cézanne)
Le fauvisme conçoit un nouveau chromatisme.
Il reprend la parole de Gauguin : "il faut libérer la couleur
des contraintes"...
Le peintre ne peint plus ce qu'il voit mais ce qu'il ressent. En
mettant en priorité la couleur sur tout autre constituant plastique,
la peinture n'exprime plus des sensations mais des sentiments.
Gauguin : "il nous faut libérer la couleur du ton local".
Il inaugure le "tachisme",
qui consiste à aller à l'essentiel en éliminant tout détail qui affaiblirait
la puissance expressive de l'oeuvre. Cette démarche qui réduit le réel
à un minimum de surface colorée est appelée le "synthétisme"
ou "cloisonnisme". Cette technique et esthétique picturale
est fondée sur l'usage de grands applats de couleur aux contours cernés
(opposée à la dissolution des formes de l'impressionnisme).
Le fauvisme s'essouffle juste après être
apparu. Les révolutions du cubisme et du fauvisme expriment deux attitudes
divergeantes concernant l'art :
CUBISME :
démarche mentale objective (déconstruction, reconstruction)
= approche constructiviste
FAUVISME : démarche
subjective