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Le mot "Noël"
est tiré du latin "natalis", signifiant "jour
de la naissance". Pourquoi ? La religion a choisi volontairement ce jour qui célébrait alors, sur le calendrier julien, le solstice d'hiver (nuit la plus longue de l'année). A cette époque les cérémonies païennes prônaient essentiellement le soleil, source de vie, de lumière, de chaleur et de bien-être. Les célébrations se déroulaient suivant le cours des saisons, et ce depuis la nuit des temps... Dans la Rome païenne, les fêtes d'hiver, les "Saturnales", se déroulaient du 17 décembre aux "Calendes" de janvier (premier jour de l'An romain). A l'origine, elles avaient lieu en l'honneur de Saturne (du latin "severe" signifiant "semer), dieu romain de l'agriculture. Puis cette occasion fut utilisée pour justifier toutes sortes de réjouissances dépravées déplaisant fortement aux autorités ecclésiastiques... Des rituels païens et des sacrifices (le sang de taureaux était répandu sur les champs afin de rendre la terre plus fertile) avaient lieu aux solstices d'hiver et d'été pour remercier le soleil, dont dépendaient les cultures... L'une de ces fêtes, "Natalis Invicti" (Nativité du Soleil Invincible) ou "Sol Invinctus" (Dieu Invaincu), célébrait Mithra, dieu de la lumière dans l'ancienne religion iranienne, symbolisant la pureté, la chasteté et combattant contre les forces obscures. |
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Au IVè siècle, en l'an 354, le pape Liberus fixa la date de la naissance du Christ, jusqu'alors indéterminée (le 6 janvier, le 28 mars, le 19 avril ou encore le 29 mai ont été évoqués...), au 25 décembre, jour de la fête la plus importante du calendrier mithraïen, afin d'attiser la foi des chrétiens. Ainsi, peu à peu, les deux rites se sont mélangés, accommodant les éléments de la fête païenne à ceux des moeurs chrétiennes. (Il fut aisé d'assimiler, par exemple, le houx avec ses feuilles piquantes et ses boules rouges, à la couronne d'épines et aux gouttes de sang du Christ...). On intégra alors peu à peu les traditions du solstice d'hiver dans la célébration de Noël, enrichissant ainsi les coutumes de Noël qui devinrent de plus en plus variées... On s'offrait des cadeaux, on décorait les maisons avec du houx, du gui ou du lierre, plantes sacrées. |
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Jusqu'au XVIè siècle, les pièces de théâtre et représentations scéniques se développèrent en Europe, introduisant les traditions païennes. Les crèches vivantes étaient très appréciées. Peu à peu, les fêtes se célébrèrent plus raisonnablement, sous l'influence des puritains. En Ecosse, les presbytériens firent bannir les fêtes de Noël à partir de 1583, plus tard les puritains anglais lors de la guerre civile en 1642. Mais certains continuèrent à fêter Noël, en famille. Lorsque finalement le roi leva cette interdiction, on avait pris l'habitude de célébrer Noël plus calmement, et les coutumes s'étaient assagies. Noël est resté depuis une fête de recueillement en famille. Aux XVIIIè et XIXè siècles, l'échange des cadeaux était devenu une coutume, symbolisant sûrement les présents que les Rois Mages offrirent à Jésus... |
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| Dernière modification le Tue Dec 31 18:56:01 2002 |
Alain et Estelle Barbet Textes et images © 1997-2003 |
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